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Les billets d’humeur

25 février 2026L'échiquier des idéesIan
La dramatique métamorphose de la population française dans son contexte économique
La fiscalite
Bien-pensance et inclusif !
Atteintes à l’École de la République
Les usages abusifs de la résilience
Empeachment : so what ?
La cybercriminalité menace la souveraineté numérique de la France
La dramatique métamorphose de la population française dans son contexte économique
Ça y est : nous y sommes !

L’Insee a récemment publié ses projections annonçant une situation inédite et historique de la population française après 2037. Au nom de l’Institut, Lou Wolff indique dans les colonnes du Figaro : « Dans une période sans guerre sur notre territoire, nous n’avons pas d’exemple d’une décroissance de la population de cette ampleur. (…) Nous entrons dans un territoire inconnu. C’est un changement vertigineux, qui va plus vite que l’on ne l’imaginait et qui conduit à l’effondrement du modèle social qui a vu le jour après la Libération. » Les perspectives démographiques annoncées vont engendrer d’inéluctables conséquences. Au premier rang de celles-ci : notre pays aura perdu 3,7 millions d’habitants par rapport à 2026, avec une population estimée à 65,9 millions d’habitants en 2070.

Résumé de quelques-unes des principales répercussions du drame qui s’est noué

Si la population augmente légèrement jusqu’en 2037, cette croissance est exclusivement liée au solde migratoire. À partir de là, ce solde ne compensera plus le déficit naturel (solde décès / naissances) et la population diminuera à un rythme moyen de 118.000 personnes/an.

Le taux de fécondité sera en baisse à 1,45 enfant par femme à partir de 2028, contre 1,56 aujourd’hui. Mais un autre scénario émerge, celui d’un taux de fécondité à 1,20 enfant par femme. Dans ce scénario, la population française baisserait, dès 2029 pour seulement atteindre à terme 61,3 millions d’habitants !

L’espérance de vie sera de 89,5 ans pour les femmes (+ 3,5 ans par rapport à 2025) et 86,7 ans pour les hommes (+ 6,4 ans par rapport à 2025). Le nombre de personnes de très grand âge, devrait être multiplié par 4, accélérant la banalisation de cette population et un recours aux soins, exponentiel.

Enfin, le nombre des moins de 20 ans chutera de 45% ! Le nombre d’actifs (entre 20 et 64 ans) baissera de 12 % ! Ainsi, la pyramide des âges se dirige-elle à grands pas vers un resserrement de sa base (population jeune), un évasement de son centre et de son sommet (population âgée).

Par un indéniable effet ciseau, le volume des contributeurs sera moins important, alors que le volume des retraités va exploser…

Doit-on passivement regarder se dégrader encore la situation tempétueuse annoncée à court terme ?

Il est grand temps que les Françaises et les Français comprennent – au-delà des factions, des fractures, des compromissions, des attentes sectorielles, des combinaziones, d’une représentation nationale éclatée, d’un Exécutif à bout de souffle, des opinions publiques – que la France doit se doter d’un nouveau modèle social. L’enjeu est fondamental et doit impacter fortement le choix du candidat ou de la candidate à la présidentielle de 2027. Les clés de la France ne peuvent être données aux bricoleurs, aux idéologues, aux casseurs.

À partir des perspectives démographiques, des réformes de structures doivent être entreprises dans plusieurs domaines hypersensibles : les retraites, l’éducation, la santé (publique et privée), la politique familiale, la maîtrise des flux migratoires …

Mesdames et messieurs les politiques : arrêtez d’ergoter ! La stratégie politique et économique de la France doit être redéfinie. Notre manœuvrabilité économique a totalement disparue. Notre dette est de 3.416,3 MD€ (soit 115,6 % du PIB). Notre charge d’intérêts de la dette publique est de 66,6 MD€ (frais bancaires inclus). Le pire étant de la comparer au montant des crédits Enseignement scolaire à hauteur, eux, de 64,485 MD€. Soit de 2 milliards, inférieurs aux montant des intérêts de la dette !

L’insupportable n’est plus supportable !

Marc Fouquet

Invité permanent de L’échiquier des idées

Écrivain et observateur de notre époque

La fiscalite

La fiscalite : grave maladie de l’étatisme idéologique

La France, atteinte par une grave maladie, voit son pronostic vital engagé. Maladie fiscale dégénérative, la « fiscalite » frappe notre Nation depuis plusieurs années. Sa dangerosité s’est accrue récemment, pour atteindre aujourd’hui un état paroxysmique.

Le diagnostic est pourtant connu depuis trente-sept ans : une dette devenue abyssale – dont les seuls intérêts de remboursement aux prêteurs représentent en gros le budget du ministère de l’éducation nationale – ; des réformes de structures dont on parle, mais que l’on ne fait pas ; un mille-feuilles administratif et de collectivités absolument démentiel ; une armée de contrôleurs ; une éducation et une santé en déroute ; une incapacité à expliquer, aux échelons les plus élevés, les réformes dont la France a besoin ; une impuissance à faire évoluer certains modèles ; des règles et normes françaises, comme européennes, annihilant l’initiative ; la création d’une véritable économie parallèle du narcotrafic ; l’impôt sur le revenu, en hausse de 30 % en moyenne par foyer fiscal depuis 2017 ; l’idée destructrice de la taxe Zucman ; celle non moins ravageuse d’une fiscalisation de la transmission des entreprises familiales dans le cadre de la loi dite Dutreil ; « et caetera ! » « et caetera ! » Et surtout, l’impuissance à doter la France d’un budget sincère, car fondé dans son état actuel sur une forte augmentation des recettes fiscales, sans remise en cause des dépenses !

Le traitement de la « fiscalite » n’a donc pas été entrepris après le diagnostic de la maladie : c’est une évidence. Or, les scientifiques l’affirment : cette maladie, qui se développe dans l’étatisme idéologique, peut se soigner par les réformes indispensables. Au contraire de cela, alors que le « fiscalite » apparaît d’abord comme un pruritus soignable – parce qu’encore superficiel – on a laissé la situation empirer ; mieux : on l’a entretenue. La « fiscalite » s’est donc développée de façon exponentielle, en rongeant les chairs de celles qui portent la Nation : les françaises et les français. Les soins, sous forme d’anesthésiants, sont donnés par une catégorie de personnes – dont les effectifs sont en croissance -, que l’on nomme « barbiers » selon la grande tradition chirurgicale moyenâgeuse. Force est de constater que les aptitudes de ces soignants de notre économie et de notre social – que l’on trouve principalement, mais non exclusivement, à l’Assemblée Nationale -, relèvent, pour le moins, de l’approximatif, au plus, de l’incompétence.

Marc Fouquet

Invité permanent de L’échiquier des idées

Écrivain et observateur de notre époque

Bien-pensance et inclusif !
La France est profondément marquée par le puissant courant de la bien-pensance, résultante du conformiste dominant. Bien-pensance et politiquement correct ne font qu’un.
Sans se tromper, on peut associer la naissance du terme « bien-pensance » aux mouvements de repentance, de culpabilité historique, de culture de l’excuse.
Les défenseurs de ces courants bien-pensants utilisent contre leurs censeurs (nommés mal-pensants), au mieux des propos moralisateurs, au pire l’arme rhétorique nucléaire destinée à les vitrifier, à savoir : « être contre, c’est être opposé aux droits de l’Homme… »
Nous y voilà ! Mesdames et Messieurs les censeurs, on peut ne pas se laisser conduire par la bien-pensance, autrement dit par le prêt-à-penser, et être profondément reconnaissant aux Lumières d’avoir fondé le courant philosophique moderne de la raison, du savoir et de l’esprit critique.
En défendant ce courant de pensée, on garantit les principes fondateurs de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 et ceux de la Constitution du 4 octobre 1958. Ainsi, je réfute fermement les accusateurs dans ces procès blasphématoires et théologico-politiques !
Tout aujourd’hui, par respect au politiquement correct, doit être inclusif ! Je m’inscris en faux.
Je prétends que la volonté de réduire dans un seul concept des questions aussi essentielles que les personnes défavorisées, les personnes handicapées, l’écriture, les discriminations en tous genres et caetera et caetera, constituent une ineptie !
Retenons dans ce billet d’humeur, le seul exemple de l’écriture dite inclusive.
Ses promoteurs (dans lesquels je vois apparaître des services publics !), prétendent l’imposer comme une norme. Mais de quel droit ? Je me permets, hic et nunc, de publier sur le sujet de l’écriture inclusive un extrait de la déclaration de l’Académie Française, adoptée à l’unanimité de ses membres le 26 octobre 2017 : « La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’induit l’écriture inclusive, aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues.
Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.
Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier.
En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration inclusive, la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures. »
Inutile de vous dire que je suis pleinement en accord avec cette déclaration solennelle.
Avec la généralisation de la bien-pensance et de l’inclusif, on se confond avec la pensée unique qui était, au fond, l’essence du combat engagé par les Lumières contre l’absolutisme.
Marc Fouquet
Invité permanent de L’échiquier des idées, notre nouvelle émission , première diffusion au mois de janvier.
Écrivain et observateur de notre époque

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Atteintes à l’École de la République

Les hautes sphères du pouvoir seraient-elles devenues schizophrènes ? Simple d’apparence, cette question est pourtant d’une brûlante actualité. Rappelons à ceux qui voudront bien entendre ce cri du cœur, que la schizophrénie est une psychose engendrant une distorsion de la pensée, de la perception et de la perte du contact avec la réalité. Récemment, deux évènements offrent une réponse à la question posée, levant le voile sur des atteintes commises à l’école de la République.

L’Assemblée Nationale nomme, conformément à l’article L231-14 du code de l’Éducation, le député LFI Rodrigo Arenas au Conseil supérieur des programmes. Cette nomination, non pas contestable dans sa légalité, est néanmoins une provocation dans sa portée politique. L’insoumis en question, s’est très clairement prononcé pour le port de l’abaya à l’école : probablement pour son parti un vêtement inclusif ? Derrière l’image, se dessine l’éloge du communautarisme matérialisée par une affiche à grand tirage promue par le député, alors président de la FCPE. Oui, j’ai bien dit : communautarisme ! En dehors des débats judiciaires qui ont eu lieu, l’ancien ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer avait dénoncé, à juste titre : « une initiative susceptible de flatter des logiques communautaristes. » Bref, le député porteur de ce message va donc participer au Conseil supérieur des programmes dont la mission essentielle confiée par la République française est notamment :

  • La conception générale des enseignements dispensés aux élèves des écoles, des collèges et des lycées, les méthodes pédagogiques, la construction des savoirs ;
  • Le contenu du socle commun de connaissances, de compétences et de culture et des programmes scolaires ;
  • La nature et le contenu des épreuves des examens conduisant aux diplômes nationaux de l’enseignement du second degré et du baccalauréat ;
  • La nature et le contenu des épreuves des concours de recrutement d’enseignants des premier et second degrés, ainsi que les objectifs et la conception générale de la formation initiale et continue des enseignants.

Et puis, ces jours-ci, c’est le révisionnisme et l’antisémitisme qui ont fait leur apparition dans un manuel scolaire destiné à la préparation du baccalauréat. Jugez plutôt le texte en cause : « En octobre 2023, à la suite de la mort de plus de 1200 colons juifs lors d’une série d’attaques du Hamas, Israël décide de renforcer son blocus économique et d’envahir une grande partie de la Bande de Gaza, entraînant une crise humanitaire de grande ampleur dans la région. » Ce texte est proprement scandaleux, inadmissible aussi, car il signifie en lui-même un retournement de la charge de la preuve avec une préférence donnée au Hamas.

Certes, le manuel en cause a été retiré de la circulation, ce qui est la moindre des choses ! Mais les questions qui se posent sont autres. Quelle est la procédure de validation des contenus à l’échelon du ministère en charge de l’Éducation nationale ? Qui a donné le blanc-seing à cette publication évidemment révisionniste ?

Aucun manuel scolaire ne peut enseigner le mépris. Seule l’évocation des religions en tant que faits de civilisations doivent être enseignés. La perspective historique est essentielle. Rien de plus et rien de moins ! Au-delà ou en-deçà, on entre dans l’idéologie qui constitue une atteinte à la sacrosainte laïcité, principe essentiel de l’école de la République.

Marc Fouquet

Invité permanent de L’échiquier des idées sur Altis Fm

Écrivain et observateur de notre époque

Les usages abusifs de la résilience
Je l’avoue : je suis horripilé par l’usage, à tout bout de champ, du mot résilience ! Si, comme je le suis, vous n’êtes pas résilient ou résiliente c’est que vous êtes un être trop superficiel pour comprendre que l’évolution de l’Homme et de la société passe par-là !
Étymologiquement, la résilience du latin resilio, resilere, nous renvoie aux notions de rebond et de retour en arrière. Plus particulièrement, la résilience est la capacité physique d’un matériau à retrouver son état initial à la suite d’un choc ou d’une pression constante. On nous explique dans nombre d’articles conceptuels, foi d’experts, que la signification du mot a beaucoup évoluée. Certes, et c’est bien là tout le problème.
À l’origine donc, le mot résilience est une définition physique inhérente à la valeur caractérisant la résistance au choc d’un métal. On comprend parfaitement que cette définition ait été conceptualisée dans les années 1940 avec les études de René Spitz et Anna Freud à propos d’enfants placés en orphelinats, et ayant vécu des traumatismes pendant la seconde guerre mondiale. Ainsi, la résilience devient, en quelque sorte, la capacité à surmonter des chocs traumatiques. Sa généralisation permet de la définir comme la capacité d’une personne à surmonter les difficultés, à rebondir face aux épreuves et à se réadapter malgré les traumatismes. Pourquoi ne sommes-nous pas restés dans le seul domaine des psychotraumatismes ? Eh bien, la résilience fut étendue aux situations stressantes ! Je laisse aux savants et aux esprits forts le soin d’expliquer clairement ce qu’est une situation stressante, après avoir séparé le bon grain de l’ivraie ! Cependant, si j’en fais l’effort, je suis capable de comprendre que la psychologie est une vaste science et que cette extension est nécessaire, parce qu’il est globalement important d’aider à la diminution de l’impact du stress, de favoriser une meilleure santé mentale et d’améliorer les relations interpersonnelles.
Mais les choses ne s’arrêtent pas là ! Comme souvent, la propension à la généralisation est une porte d’entrée dans le flou et dans l’abus. Pour bien me faire comprendre je retiens, parmi d’autres, deux exemples qui me paraissent être des domaines sociétaux de l’organisationnel.
Il existerait des territoires résilients, c’est-à-dire des territoires confrontés à des crises, pour lesquels il suffirait de les déclarer résilients pour les aider à se relever du traumatisme des multiples et soudaines dépressions (sanitaires, économiques, sociales…) ! Certaines grandes villes allant même jusqu’à instituer une fonction d’adjoint au Maire en charge des quartiers apaisés : une formule de « design politique moderniste, » cachant une réalité plus crue de quartiers insécures minés par les trafics en tous genres. On nous dit que : « Dans une coconstruction plus d’une centaine de propositions existent, parmi lesquelles un calculateur de la résilience, un guide de l’aménagement urbain, une aide à l’utilisation des monnaies libres… et ce jusqu’à la gouvernance… » On croit rêver. Soyons sérieux, il appartient aux élus, aux administrations, aux institutions de ces territoires d’agir avec tous les instruments et actions des politiques territoriales et non d’entretenir les esprits dans un concept « fumeux » et, avant tout, je l’ai dit, psychologique.
On peut même visiter le Haut comité français pour la résilience nationale, installé par les plus hautes autorités de la République. Que nous dit cette organisation ? « Être préparé permet, lors d’une crise, d’aller de l’avant : favorisant « le ruissellement de la connaissance et l’appréhension de la crise ; le Haut Comité offre cette opportunité « d’ouvrir les écoutilles et agit auprès de l’ensemble de la société civile, du plus haut niveau de l’État jusqu’aux acteurs du terrain, qu’ils soient publics ou privés. » N’en déplaise aux concepteurs de ce qu’il faut bien appeler une politique publique : les fruits cultivés par ces laborantins ne me paraissent pas à la hauteur des vrais enjeux de notre économie et donc de notre politique sociale. Sur le concept de ruissellement en économie, on a bien vu ce que cela donnait ! On continue à penser, mais on n’agit pas ! À quoi servent ces machins que nous finançons sur les deniers de l’État ? That’s the question.
Marc Fouquet
Invité permanent de L’échiquier des idées
Écrivain et observateur de notre époque

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Empeachment : so what ?
Impeachment : so what ?
Le Figaro, dans son titre « Ses facultés mentales s’effondrent, » relève que des élus américains invoquent le 25ème amendement pour destituer Donald Trump après ses propos sur l’anéantissement de l’Iran. Pour ces 86 élus démocrates de la Chambre des représentants, la coupe est pleine ! Ils ont demandé au vice-président JD Vance de destituer le président américain. Lorsque l’un d’entre eux – Chris Murphy, sénateur démocrate – déclare : « Si j’étais un membre du cabinet Trump, je passerais Pâques à appeler des juristes constitutionnels au sujet du 25ème amendement. C’est totalement délirant : il a déjà tué des milliers de personnes. Il va en tuer des milliers d’autres. » So what ?
Si le président conduisait les États-Unis comme un grand pays respectueux du droit international et de ses alliés, la question de l’impeachment eût été celle, et uniquement celle, des américains. Mais tel n’est pas le cas. Il est donc normal que nous nous posions la question des chances ou des risques – c’est selon les opinions très tranchées au sujet d’un personnage au comportement pour le moins erratique et maladif – de voir la procédure aboutir. So what ?
Le XXV° amendement de la Constitution des États-Unis, établit que le président peut être déclaré inapte dans la mesure où le vice-président et une majorité des principaux fonctionnaires des départements exécutifs – 8 sur 15, donc – font parvenir au président du Sénat et au président de la Chambre des représentants une déclaration écrite les avisant, que le président est dans l’incapacité d’exercer les pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge. Rappelons qu’après l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, tombé dans le coma avant de décéder, une section 4 fut rajoutée disposant que : dans le cas où le président est en incapacité intellectuelle d’exercer ses fonctions, le vice-président assure la continuité de la fonction en tant que président par intérim. So what ?
Dans le cas d’espèce, on peut objectivement douter que cette procédure d’impeachment puisse frapper l’actuel locataire de The White House, qui d’ailleurs a déjà connu lors de la 45ème mandature une procédure d’impeachment dans l’affaire du Russiagate, en vain. Donald Trump a, si l’on peut dire, non seulement verrouillé les institutions, mais il a placé ses soutiens aux postes clé, fait régner la peur, assuré de sa détestation une grande partie des pays européens au premier rang desquels, la France, déclaré la guerre économiques aux chinois, bombardé l’Iran…But so what ?
La seule vraie question qui se pose aujourd’hui est : jusqu’où les grands élus américains de tous bords vont-ils laisser faire Trump ?
Marc Fouquet
Invité permanent de L’échiquier des idées

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La cybercriminalité menace la souveraineté numérique de la France
Ça y est : nous y sommes !

L’Insee a récemment publié ses projections annonçant une situation inédite et historique de la population française après 2037. Au nom de l’Institut, Lou Wolff indique dans les colonnes du Figaro : « Dans une période sans guerre sur notre territoire, nous n’avons pas d’exemple d’une décroissance de la population de cette ampleur. (…) Nous entrons dans un territoire inconnu. C’est un changement vertigineux, qui va plus vite que l’on ne l’imaginait et qui conduit à l’effondrement du modèle social qui a vu le jour après la Libération. » Les perspectives démographiques annoncées vont engendrer d’inéluctables conséquences. Au premier rang de celles-ci : notre pays aura perdu 3,7 millions d’habitants par rapport à 2026, avec une population estimée à 65,9 millions d’habitants en 2070.

Résumé de quelques-unes des principales répercussions du drame qui s’est noué

Si la population augmente légèrement jusqu’en 2037, cette croissance est exclusivement liée au solde migratoire. À partir de là, ce solde ne compensera plus le déficit naturel (solde décès / naissances) et la population diminuera à un rythme moyen de 118.000 personnes/an.

Le taux de fécondité sera en baisse à 1,45 enfant par femme à partir de 2028, contre 1,56 aujourd’hui. Mais un autre scénario émerge, celui d’un taux de fécondité à 1,20 enfant par femme. Dans ce scénario, la population française baisserait, dès 2029 pour seulement atteindre à terme 61,3 millions d’habitants !

L’espérance de vie sera de 89,5 ans pour les femmes (+ 3,5 ans par rapport à 2025) et 86,7 ans pour les hommes (+ 6,4 ans par rapport à 2025). Le nombre de personnes de très grand âge, devrait être multiplié par 4, accélérant la banalisation de cette population et un recours aux soins, exponentiel.

Enfin, le nombre des moins de 20 ans chutera de 45% ! Le nombre d’actifs (entre 20 et 64 ans) baissera de 12 % ! Ainsi, la pyramide des âges se dirige-elle à grands pas vers un resserrement de sa base (population jeune), un évasement de son centre et de son sommet (population âgée).

Par un indéniable effet ciseau, le volume des contributeurs sera moins important, alors que le volume des retraités va exploser…

Doit-on passivement regarder se dégrader encore la situation tempétueuse annoncée à court terme ?

Il est grand temps que les Françaises et les Français comprennent – au-delà des factions, des fractures, des compromissions, des attentes sectorielles, des combinaziones, d’une représentation nationale éclatée, d’un Exécutif à bout de souffle, des opinions publiques – que la France doit se doter d’un nouveau modèle social. L’enjeu est fondamental et doit impacter fortement le choix du candidat ou de la candidate à la présidentielle de 2027. Les clés de la France ne peuvent être données aux bricoleurs, aux idéologues, aux casseurs.

À partir des perspectives démographiques, des réformes de structures doivent être entreprises dans plusieurs domaines hypersensibles : les retraites, l’éducation, la santé (publique et privée), la politique familiale, la maîtrise des flux migratoires …

Mesdames et messieurs les politiques : arrêtez d’ergoter ! La stratégie politique et économique de la France doit être redéfinie. Notre manœuvrabilité économique a totalement disparue. Notre dette est de 3.416,3 MD€ (soit 115,6 % du PIB). Notre charge d’intérêts de la dette publique est de 66,6 MD€ (frais bancaires inclus). Le pire étant de la comparer au montant des crédits Enseignement scolaire à hauteur, eux, de 64,485 MD€. Soit de 2 milliards, inférieurs aux montant des intérêts de la dette !

L’insupportable n’est plus supportable !

Marc Fouquet

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